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Ľudmila MEŠKOVÁ, Janka KUBEKOVÁ

Les enjeux de l’intercompréhension pour la phraséologie en langues romanes en comparaison avec les langues slaves

Ľudmila Mešková – Janka Kubeková
Université Matej Bel de Banská Bystrica, Slovaquie
ludmila.meskova@umb.sk
janka.kubekova@umb.sk

Résumé

Le but de cette communication est de présenter les résultats de nos recherches concernant les phrasèmes du point de vue de l’intercompréhension en langues romanes – l’italien, l’espagnol et le français en comparaison avec les langues slaves (le slovaque et le russe). Cette méthode permet d’accéder à la compréhension des textes sans parler ces langues. La question qui se pose est de voir dans quelle mesure peuvent être compris les phrasèmes généraux (langue générale) et les phrasèmes terminologiques (langue de spécialité). Il est important de sensibiliser des étudiants se préparant à la vie professionnelle aux expressions figées qui sont plus nombreuses que les expressions libres (M. GROSS 1988, 1990). Le point de départ de cette recherche est le corpus des journaux italiens Corriere della sera, Il Sole 24 Ore (6mois) – rubrique économie et finances. Nous comparons les phrasèmes de ce corpus de base avec les phrasèmes des journaux français, espagnols, slovaques et russes. Exemples: a) tirare la cinghia (apretarse el cinturón, se serrer la ceinture); b) collo di bottiglia (cuello de botella, goulot d´étranglement), denaro facile (dinero facil, argent facile).
Nous prêtons une attention particulière aussi aux difficultés et aux pièges de compréhension du point de vue de la traduction (Ex.: multa salata, facture salée) qui diffère du slovaque, langue maternelle (mastná pokuta, traduction littérale [ ⃰amende grasse]).

Abstract

The purpose of this paper is to present the results of our research concerning phrasemes from the point of view of intercomprehension in Romance languages - Italian, Spanish and French in comparison with Slavic languages (Slovak and Russian). This method provides access to the understanding of texts without speaking these languages. The question that arises is to what extent can general phrasemes (general language) and terminological phrasemes (professional language) be understood. It is important to make students, who are preparing for professional career, distinguish fixed expressions (phrasemes) from non-fixed (free) expressions (M. GROSS 1988, 1990). The starting point of this research is the corpus of the Italian newspapers Corriere della sera, Il Sole 24 Ore (6 months - section Economy and Finances). We compare the phrasemes of this basic corpus with the phrasemes of the French, Spanish, Slovak and Russian newspapers. Examples: a) tirare la cinghia (apretarse el cinturón, se serrer la ceinture); b) collo di bottiglia (cuello de botella, goulot d´étranglement), denaro facile (dinero facil, argent facile).
We also pay particular attention to the difficulties and pitfalls of understanding from the point of view of translation (Ex.: multa salata, facture salée) which differs from Slovak, mother tongue (mastná pokuta, literal translation [ ⃰amende grasse]).

Introduction1

Le but de cette communication est de présenter les résultats de nos recherches concernant les phrasèmes terminologiques du point de vue de l’intercompréhension en langues romanes (italien, espagnol, portugais et français) en comparaison avec les langues slaves (occidentales : slovaque, tchèque et polonais ; orientales : russe). À côté des huit langues faisant l’objet de notre analyse, nous incluons des phrasèmes en anglais, langue véhiculaire, particulièrement dans le monde des affaires et au sein de la communauté scientifique. Nous étudions les phrasèmes liés aux domaines de l’économie, de la finance et des relations internationales. Chaque exemple de phrasème analysé sera d’abord indiqué en anglais. Suivront ensuite les phrasèmes équivalents dans les huit langues du corpus. Comme cette étude le montrera, le recours à la méthode d’intercompréhension dans l’enseignement des langues étrangères nous semble particulièrement pertinent, notamment en ce qui concerne la phraséologie entre langues proches (langues d’une même famille linguistique). Dans cette optique, nous prendrons comme point de départ de notre travail la capacité du locuteur à comprendre, en plus de l’anglais, une des langues latines et une des langues slaves faisant l’objet de cette étude. Une des voies possibles pour revigorer l’enseignement des langues autres que l’anglais à l’université est l’intercompréhension des langues étrangères, qui se présente comme une approche innovante et efficace. Aussi nous appuierons-nous sur la méthode d’intercompréhension appliquée au domaine de la phraséologie, plus particulièrement de la phraséologie terminologique du discours spécialisé.

1. Intercompréhension

La notion d’intercompréhension n’est pas vraiment récente (BLANCHE-BENVENISTE 2008 : 41). Son introduction dans le domaine de la didactique des langues semble dater des années 1990, dans le cadre des recherches de quelques groupes de spécialistes européens et de leurs applications directes dans des projets financés par la Commission Européenne –Intercommunicabilité Romane, EuRom4, EuroCom et Galatea (CAPUCHO 2008). Plusieurs auteurs se consacrent à cette problématique (BLANCHE-BENVENISTE 2007 ; CASTAGNE 2007 ; UZCANGA VIVAR, GOMEZ FERNANDEZ 2011 ; CHOVANCOVÁ, MEŠKOVÁ 2016 ; KUBEKOVÁ 2018 ; SCHMITT 2016). Selon Doyé (2005 : 7), « l’intercompréhension est une forme de communication dans laquelle chaque personne s’exprime dans sa propre langue et comprend celle de l’autre ». Uzcanga Vivar et Gomez Fernandez affirment (2011 : 97) que « la compréhension s’exerce sur un message, une activité communicative, et le résultat obtenu dépend de facteurs tels que le genre et le type de texte, les connaissances de l’individu sur le sujet, la densité informative, les spécificités culturelles et rhétoriques, etc. » Selon Capucho (2008), l’intercompréhension est « une capacité à co-construire du sens dans le contexte de la rencontre entre des langues différentes, et d’en faire un usage pragmatique dans une situation communicative concrète » (entre les langues d’une même famille linguistique). Pour Escudé et Janin (2010 : 46), l’acquisition concrète des langues en contact (le lieu de ces contacts peut être l’individu ou la communauté) s’élabore par une même stratégie d’approximations successives et optimisantes. Or, dès la fin des années 1990, Blanche-Benveniste revendique un droit à l’approximation (BENVENISTE 1997). Carullo et Torre (2009 : 74) expliquent que cette méthode contribue à éveiller l’intérêt pour une formation rapide en langues, même partielle. S’il s’agit d’une langue proche, l’apprenant s’appuiera sur les ressemblances, éventuellement sur les identités lexicales, ce qui, en se référant au contexte, lui permettra un accès assez facile au sens (CAPUCHO, 2008). Selon Sheeren (2016), l’intercompréhension est :

un processus qui peut même s’effectuer avec des langues européennes de groupes linguistiques différents soit par le biais de l’approche interfamiliale (c’est-à-dire grâce à une langue-pont) soit à travers l’approche transfamiliale, puisque celles-ci ont une grand-mère commune qui est l’indo-européen.

En effet, les étudiants peuvent acquérir simultanément les bases de plusieurs langues et développer ainsi des démarches de pensée permettant par la suite l’apprentissage ultérieur d’autres langues. Cette méthode permet d’accéder à la compréhension de textes dans des langues étrangères ne nécessitant pas, de la part de l’utilisateur, de compétence poussée en production orale ou écrite.

2. Langue de spécialité

C’est la langue spécialisée qui est au centre de notre intérêt. La langue spécialisée est définie comme une langue en situation d’emploi professionnel (LERAT 1995 : 20). Gautier (2018 : 8) observe plusieurs tournants dans l’évolution du terme « langue de spécialité ». Il met l’accent sur le terme « discours spécialisé » qui est lié à l’interdisciplinarité et à la linguistique de corpus. Dans le domaine de la didactique, c’est l’appellation « langue de spécialité » qui est employée (CARRAS 2007 : 9). Delagneau (2009 : 109) affirme que les nouvelles orientations de la recherche des langues de spécialité prennent en compte leurs spécificités lexicales, phraséologiques, stylistiques, interculturelles et autres. Les textes spécialisés sont caractérisés, entre autres, non seulement par les termes, mais aussi par les phrasèmes terminologiques dont l’aspect culturel diffère souvent d’une langue à l’autre. C’est pourquoi notre corpus a été construit à l’aide de bases de données terminologiques et vérifié dans la presse journalistique.

3. Phraséologie

Le domaine étudié est donc la phraséologie, plus particulièrement la phraséologie terminologique. Rappelons qu’il existe plusieurs approches de typologisation des phrasèmes. On sait que la phraséologie est caractérisée avant tout par le figement. Certaines recherches récentes dans ce domaine en dénombrent quatre types principaux : les collocations (chat de gouttière, principe de précaution, prêter attention), les expressions figées (donner sa langue au chat, casser les pieds, à la bonne franquette), les phrases situationnelles (Il n’y a pas de quoi fouetter un chat, sans blague !), les proverbes (La nuit, tous les chats sont gris, rira bien qui rira le dernier). Nous pouvons d’emblée noter une différence d’ordre syntaxique entre les quatre types : les deux derniers correspondent à des phrases (KLEIN et LAMIROY 2016 : 15), ce qui n’est pas le cas des deux premiers. Ceci nous amène à rappeler d’abord la définition d’un phrasème.

3.1. Définition d’un phrasème

Il circule plusieurs définitions de la notion de phrasème. Gréciano (1984, 1993) considère le phrasème comme une unité satisfaisant au moins deux des trois conditions suivantes : la polylexicalité, la fixité et la figuration. Klein et Lamiroy (2016 : 15) n’emploient pas l’appellation de phrasème, mais parlent plutôt de séquence figée, terme qu’ils définissent comme « une séquence polylexicale préfabriquée qui, ne procédant pas d’une combinatoire sémantico-syntaxique libre, fait partie de la compétence lexicale d’un locuteur natif ». Cette définition correspond bien aux quatre types de figement mentionnés ci-dessus. Nous la reprendrons à notre compte en employant toutefois le terme de phrasème.

3.2. Terme et phrasème terminologique

Le rapport entre la terminologie et la phraséologie a été thématisé pour la première fois en 1991 au colloque de Genève (GRÉCIANO 1993). Les phrasèmes peuvent être généraux (langue générale) ou terminologiques (langue de spécialité). Avant de définir le phrasème terminologique, rappelons les traits caractéristiques d’un terme. Le terme est caractérisé par plusieurs propriétés, notamment par le figement, le caractère notionnel, la régularité de formation, la transparence sémantique et la désignation de notion de façon univoque et exacte (ČERMÁK 2002 : 33). Lorsque le terme est basé sur une métaphore, on parle de phrasème terminologique. Les phrasèmes terminologiques sont des expressions figées polylexicales contenant une image. L’opacité sémantique des phrasèmes terminologiques peut être totale ou partielle (MEŠKOVÁ, OLEJÁROVÁ 2004 : 326 ; MEŠKOVÁ, KUBEKOVÁ 2015 : 307).Gonzalez-Rey (2002 : 73) les appelle, elle aussi, phrasèmes terminologiques. Il existe plusieurs appellations pour désigner cette notion, par exemple phrasème spécialisé (CABRÉ, ESTOPA, LORENTE 1998 ; ROSENBAUM FRANKOVÁ 2009 : 228). Selon cette dernière, un phrasème spécialisé est composé d’un constituant terminologique et d’un ou de plusieurs constituants non terminologiques dont le sens est figuré ou imagé. Les phrasèmes terminologiques ont aussi été étudiés par d’autres phraséologues (GAUTIER 2018 ; DINŽIKOVÁ, PAOLINI 2018).

4. Phraséodidactique

Dans les parcours universitaires de formation, il est très important de mettre en place des méthodologies aidant les apprenants à mieux comprendre et élaborer le discours scientifique et à maîtriser la phraséologie des domaines de spécialité monolingues, plurilingues et contrastives. C’est le domaine de la phraséodidactique. Selon Gonzalez Rey (2010), la phraséodidactique en tant que domaine scientifique est une discipline très jeune. Elle est née sous l’impulsion des travaux de Kühn (1985, 1987, 1992) qui lui donne son nom et d’autres linguistes allemands (ETTINGER 1992, HESSKY 1992, LÜGER 1997, 2004, entre autres). Gonzalez Rey (2007, 2010, 2011, 2012, 2015) a consacré plusieurs ouvrages à la phraséodidactique. La phraséodidactique est définie non seulement comme la didactique de la phraséologie d’une langue donnée mais aussi comme la didactique d’une langue, toutes composantes comprises, à travers sa phraséologie (GONZALEZ-REY 2012 : 67). La phraséodidactique a bien sa place dans la didactique des langues étrangères parce qu’elle vise l’enseignement des expressions figées en tant qu’éléments caractéristiques du discours. Selon cette phraséologue, ne pas maîtriser les expressions figées d’une langue peut causer des malentendus (GONZALEZ-REY 2010). D’autres auteurs mentionnent aussi l’importance des expressions figées dans l’enseignement des langues étrangères, entre autres MOGORRÓN HUERTA, NAVARRO DOMÍNGUEZ (2015). Nous prêtons une attention particulière aux phrasèmes terminologiques parce qu’il est important de sensibiliser à ce type d’expressions les étudiants se préparant à la vie professionnelle. Il est connu que les expressions figées sont plus nombreuses que les expressions libres (GROSS 1988, 1990). Le figement représente un phénomène important de la langue. L’art d’employer les expressions figées avec aisance est une preuve de maîtrise de la langue étrangère et une marque de compétence significative chez les apprenants.

5. Corpus étudié

Comme point de départ pour notre recherche nous avons utilisé le glossaire terminologique multilingue du FMI (I.M.F. glossary : International Monetary Found) contenant 150.000 termes basés sur l’anglais avec leurs équivalents en plusieurs langues. Dans un premier temps, nous nous sommes uniquement intéressées aux équivalents russes. À partir de là, nous avons cherché les équivalents en langues latines et en langues slaves occidentales en nous appuyant sur l’I.A.T.E. (InterActive Terminology for Europe). L’occurrence des phrasèmes de ces corpus a été vérifiée dans des quotidiens choisis parmi les langues comparées, par exemple El Pais, le Monde, Les Échos, Corriere della sera, Il Sole 24 Ore, Trend, Русский экономическсий журнал, etc. Appliquer la méthode d’intercompréhension à l’étude de ce corpus a consisté à comparer les phrasèmes dans chacun des deux groupes de langues analysés, puis entre ces deux groupes de langues.

Nous avons réparti les exemples étudiés en quatre groupes, en respectant le principe d’approximation entre les phrasèmes selon le degré de difficulté de compréhension. Nous avons pris en considération le critère d’identité des éléments de ces phrasèmes dans l’ensemble des neuf langues comparées, ainsi que leur transparence/non transparence sémantique. Prenons l’exemple de fonds vautour. Le premier élément de ce phrasème terminologique fonds est transparent, mais le deuxième élément vautour contenant l’image n’est pas transparent. Nous constatons d’emblée que le premier élément, fonds (fr), est facilement identifiable dans les équivalents des autres langues comparées : fondo (it), fondo (es), fundo (pt), fond (sk), fond (cs), fundusz (pl), фонд [fond] (ru). Par contre, le deuxième élément vautour (fr) diffère, du point de vue de sa forme, d’une façon significative dans les autres langues étudiées : (avvoltoio (it), buitre (es), abutre (pt), supí (sk), supí (cs), sępi (pl), стервятников  stervjatnikov (ru). Nous reviendrons sur ce cas dans le cadre du groupe 5.3.

It(alien) : fondo avvoltoio
Fr(ançais) : fonds vautour
Es(pagnol) : fondo buitre
Pt (portugais) : fundo abutre
Langues slaves du groupe de l’Ouest
Sk(slovaque) : supí fond [fonds vautour]
Cs (tchèque) : supí fond [fonds vautour]
Pl (polonais) : fundusz « sępi » [fonds vautour]
Langue slave du groupe de l’Est
Ru(sse) : фонд стервятников - fond stervjatnikov [fonds de vautours]

Nous indiquons la traduction mot à mot en français entre crochets pour mieux mettre en évidence le fait que les exemples dans toutes les langues comparées contiennent la même image. Les mots écrits en russe (alphabet cyrillique) sont aussi transcrits en alphabet latin.

Voici les extraits de presse où nous avons relevé le phrasème « fonds vautour » et ses équivalents dans les langues concernées par notre étude :

(en) Dart is one of the best known of the so-called vulture funds, which have a track record of buying the distressed bonds of nearly bankrupt countries – and if they do not get paid, suing the governments for the money. Dart and another big vulture fund, Elliott Associates, perfected that strategy during the various Latin American debt crises in years past. 15/5/2012 https://www.nytimes.com

(fr.) Après la faillite de 2001, Buenos Aires a entamé une négociation avec ses créanciers. 93% d’entre eux ont accepté en 2005 et 2010 d’effacer 70% de leurs créances. Celle de 539 millions correspond à ces créanciers restructurés. Sur les 7% restants, deux fonds spéculatifs dits « vautours » sont entrés dans un bras de fer avec Buenos Aires pour récupérer leur mise, soit 1,5 milliard de dollars... En d’autres termes, si l’Argentine payait aux fonds vautours la dette « plein pot », tous les autres créanciers pourraient, en théorie et jusqu’au 31 décembre, se retourner contre elle et réclamer d’être remboursés sans tenir compte de la décote de 70% qu’ils avaient acceptée.
31/07/2014 http://www.lefigaro.fr

(it.) Il gestore di Elliott, fondo-avvoltoio famoso per le sue speculazioni ad alto rendimento, ha in pegno le azioni della squadra di calcio a garanzia del prestito di 303 milioni di euro accordato al cinese Yonghong Li per comprarla e rilanciarla. Un avvoltoio dagli artigli implacabili, un pirata della finanza. Ma con il cuore tenero. Paul Singer non ama essere definito così. Ma è una buona sintesi del suo attivismo sia come gestore di hedge fund sia come paladino di buone cause. Spietato negli affari, ha messo in ginocchio governi e aziende quotate con le sue strategie speculative, guadagnando il 13,5% l’anno con il suo fondo Elliott management. 31/ 07/ 2017 https://www.corriere.it

(es.) Una década después, en 2013, y sin que nadie le notificase nada, Gil descubrió que su vivienda ya no era pública sino que había sido vendida al fondo buitre Fidere, dentro del conglomerado de Blackstone. “Me enteré de la venta por los medios de comunicación”, dice Gil. “Nunca me imaginé que quien me había dado la casa me la iba a acabar quitando”. 29/12/2018 https://elpais.com

(pt.) Mas uma pequena minoria de credores recusou o acordo. Os seus títulos foram adquiridos por fundos de investimento especializados em comprar títulos com problemas para depois procurarem recuperar o total do valor nominal: esses fundos pretendem converter em 100 o que compraram a 25. Não é por acaso que são conhecidos como fundos abutres. Entre aqueles que, no caso argentino, participaram nesta manobra encontram-se o Aurelius Capital Management e o Elliott Capital Management, fundos que usam práticas predadoras para recuperar os seus investimentos de alto risco. 23/07/2014 https://www.esquerda.net

(sk.) Americký súd... v tomto roku rozhodol, že Argentína nemôže vyplácať úroky na nové (reštrukturalizované) dlhopisy, kým nevyplatí supie fondy. Keďže úroky mali splatnosť k 30. júlu, tak toto bol hraničný termín, dokedy ich musela Argentína vyplatiť, inak sa by bol na tieto dlhopisy vyhlásený bankrot. Dovtedy teda musela vyplatiť supie fondy, ktorým dlžila zhruba 1,5 mld. dolárov (aj s úrokmi). 04/08/2014https://finweb.hnonline.sk

(cs.) Rumunsko roku 1979 poskytlo Zambii úvěr na pořízení zemědělských strojů. Zambie patřila, a patří, mezi nejchudší země světa. Supí americký fond Donegal koupil v roce 1999 dluh Zambie ve výši 15 milionů dolarů za pouhé 3 miliony dolarů. Následně požadoval uhrazení 55 milionů dolarů. Po Zambii. Po zemi, která se topila v chudobě. Věc se dostala k soudu v Londýně. Padl požadavek na 55 milionů dolarů. Soudce požadavek zredukoval na 17 milionů. Prý s ohledem na to, že supí fond Donegal uplatil zambijského prezidenta jedním milionem dolarů, aby dluh nabídl k prodeji na sekulárním trhu. Jinak by se k nákupu zambijského dluhu Donegal nedostal. 15/12/2017 https://krize15.cz

(ru.) Москва душит «финансовых стервятников США» за океаном Об этом сообщает Рамблер. Далее: В случае, если бы ставка на панику сработала, представители "фондов-стервятников" отказались бы от субстантивных переговоров по реструктуризации облигационных долгов, причем у них был идеальный предлог — любая сделка, заключенная с чиновниками правительства Мадуро, которые находятся под санкциями, является — с точки зрения американского законодательства — с одной стороны, незаконной, а с другой — преступной. 17/11/2017 https://news.rambler.ru

Nous suivrons le même principe pour contextualiser les autres phrasèmes terminologiques concernés dans notre recherche.

5.1 Caractéristiques du Ier groupe

Le premier groupe rassemble les exemples des phrasèmes des langues étudiées pour lesquels nous avons observé le plus de similarités. Tout d’abord, nous donnons la version anglaise conformément à la base de données observées. À titre d’exemple : carousel fraud (fraude carrousel). Dans les trois groupes de langues, il s’agit de la même expression (fraude carrousel). Les deux éléments du phrasème terminologique fraude et carrousel sont conservés partout. Si l’élément « carrousel » est facilement déchiffrable en russe, « карусельное», le deuxième élément, fraude « мошенничество » – mošenničestvo [fraude], n’est pas sémantiquement transparent.

(1) En : carousel fraud
Langues latines
It : frode carosello
Fr : fraude carrousel
Es : fraude en cascada
Pt : fraude carrossel
Langues slaves du groupe de l’Ouest
Sk : kolotočový podvod / karuselový podvod [fraude carrousel]
Cs : kolotočový podvod [fraude carrousel]
Pl : oszustwo karuzelowe [fraude carrousel]
Langue slave du groupe de l’Est
Ru : карусельное мошенничество – karuselʹnoe mošenničestvo [fraude carrousel]

Les exemples qui suivent, crédit gelé, impôt en cascade/taxe à cascade, frontière verte illustrent bien que l’intercompréhension entre les langues comparées est possible au niveau des phrasèmes terminologiques.

(2) En : credit freeze
Langues latines
It : credito congelato
Fr : crédit gelé
Es : crédito congelado
Pt : crédito congelado
Langues slaves du groupe de l’Ouest
Sk : zmrazený úver [crédit gelé]
Cs : zmrazený úvěr [crédit gelé]
Pl : zamrożony kredyt [crédit gelé]
Langue slave du groupe de l’Est
Ru : заморожeнный кредит – zamorožennyj kredit [crédit gelé]

(3) En : cascade tax
Langues latines
It : imposta a cascata
Fr : impôt en cascade / taxe à cascade
Es : impuesto en cascada
Pt : imposto « em cascata »
Langues slaves du groupe de l’Ouest
Sk : kaskádovitá daň [impôt en cascade]
Cs : kaskádovitá daň [impôt en cascade]
Pl : podatek kaskadowy [impôt en cascade]
Langue slave du groupe de l’Est
Ru : каскадный налог – kaskadnyj nalog [impôt en cascade]

(4) En : green border
Langues latines
It : frontiera verde
Fr : frontière verte
Es : frontera verde / frontera natural terrestre
Pt : fronteira verde
Langues slaves du groupe de l’Ouest
Sk : zelená hranica [frontière verte]
Cs : zelená hranice [frontière verte]
Pl : zielona granica [frontière verte]
Langue slave du groupe de l’Est
Ru : зеленая граница – zelenaja granica [frontière verte]

5.2 Caractéristiques du IIe groupe

Dans ce groupe, les phrasèmes ne sont pas identiques. Dans le groupe des langues latines, le premier élément du phrasème terminologique diffère, mais la compréhension est encore possible. Prenons l’exemple (5) blanchiment d’argent : riciclaggio, blanchiment, blanqueo, branqueamento, lavagem(comme dans : blanchiment d’argent (fr), riciclaggio di denaro (it), blanqueo de capitales, blanqueo de dinero (es), lavagem de dinheiro, branqueamento de dinheiro (pt)), ce qu’on pourrait traduire mot à mot par [lavage d’argent sale]. Quant au deuxième élément, on peut dire qu’il est stable (argent). Dans le groupe slave occidental ainsi que dans le groupe slave oriental, les phrasèmes terminologiques sont pratiquement identiques : pranie špinavých peňazí (sk), praní peněz (cs), pranie pieniędzy (pl),отмывание денег – otmyvanie deneg (ru).

(5) En : money laundering
Langues latines
It : riciclaggio di denaro
Fr : blanchiment d’argent
Es : blanqueo de capitales / blanqueo de dinero
Pt : lavagem de dinheiro / branqueamento de dinheiro
Langues slaves du groupe de l’Ouest
Sk : pranie špinavých peňazí [lavage d’argent sale]
Cs : praní peněz [lavage d’argent]
Pl : pranie pieniędzy [lavage d’argent]
Langue slave du groupe de l’Est
Ru : отмывание денег – otmyvanie deneg [lavage d’argent]

En ce qui concerne l’exemple (6), dans les langues romanes étudiées, le premier élément du phrasème banque poubelle est transparent (banque), le deuxième diffère (poubelle,cattiva, defectuoso, mau). Ce deuxième élément, plus difficilement déchiffrable, contient une image. C’est pourquoi, il peut poser des problèmes d’identification et de compréhension pour les apprenants slaves qui sont toutefois supposés maîtriser une des langues latines étudiées.

Dans le groupe des langues slaves occidentales (zlá banka, špatná banka, bank likwidujący złe aktywa), ces phrasèmes terminologiques en slovaque, tchèque et polonais sont compréhensibles pour les Slovaques, les Tchèques et les Polonais. Cependant, dans le cas du polonais, on constate l’absence de figuration : bank likwidujący złe aktywa [banque de liquidation de mauvais actifs]. Il s’agit ici de l’explication descriptive de bad bank. L’exemple en polonais diffère donc des exemples phraséologiques en slovaque et tchèque. L’expression russe est également composée de plusieurs éléments (банк проблемных активов – bank problemnych aktivov) et, pour cette raison, proche de l’équivalent polonais. Dans le cas du russe, il ne s’agit pas non plus d’un phrasème terminologique.

(6) En : bad bank
Langues latines
It : banca cattiva
Fr : banque poubelle
Es : banco defectuoso
Pt : banco mau
Langues slaves du groupe de l’Ouest
Sk : zlá banka [banque mauvaise]
Cs : špatná banka [banque mauvaise]
Pl : bank likwidujący złe aktywa [banque de liquidation de mauvais actifs]
Langue slave du groupe de l’Est
Ru : банк проблемных активов – bank problemnych aktivov [banque de mauvais actifs]

5.3 Caractéristiques du IIIe groupe

Dans ce groupe, les différences de compréhension sont plus nombreuses. Si nous prenons l’exemple de fonds vautour, nous remarquons que dans le groupe des langues latines, l’un des éléments de l’expression est identifiable sans problème (fonds), tandis que le second (avvoltoio,vautour, buitre, abutre) n’est pas tout à fait transparent. Les phrasèmes des groupes des langues slaves sont identiques. Le second élément signifie dans tous les cas vautour, mais n’est pas transparent pour ceux qui ne maîtrisent qu’une seule des quatre langues romanes étudiées, par exemple le français. Le mot anglais vulture est par contre assez transparent pour les locuteurs francophones. La compréhension est donc probable et ne semble pas poser de problème : vulture fund (it. fondo avvoltoio,fr. fonds vautour, es.fondo buitre, pt. fundo abutre). À la différence du groupe des langues latines, l’expression dans les trois langues du groupe slave occidental est très transparente, car on retrouve partout pratiquement les mêmes éléments (supí fond, supí fond, fundusz sępi). Les phrasèmes slovaque et tchèque sont entièrement identiques. Dans le phrasème polonais, l’ordre des mots diffère par rapport au slovaque et au tchèque (l’adjectif est postposé). Cela ne semble pas être le cas du dernier groupe, représenté par le russe, où фонд стервятников – fond stervjatnikov[fonds vautour]diffère à première vue du groupe slave occidental dans la mesure où le deuxième élément n’est pas du tout identifiable, un locuteur slave occidental non russophone éprouvant des difficultés à en saisir d’emblée le sens, quoique le mot cтервятник- stervjatnik désigne aussi une sorte de vautour.

(7) En : vulture fund
Langues latines
It : fondo avvoltoio
Fr : fonds vautour
Es : fondo buitre
Pt : fundo abutre
Langues slaves du groupe de l’Ouest
Sk : supí fond [fonds vautour]
Cs : supí fond [fonds vautour]
Pl : fundusz « sępi » [fonds vautour]
Langue slave du groupe de l’Est
Ru : фонд стервятников – fond stervjatnikov [fonds de vautours]

En ce qui concerne l’exemple Acte de Dieu, à l’exception de l’espagnol, il est relativement facile de trouver de grandes similarités à l’intérieur de chaque groupe de langues. Mais il n’apparaît pas de similarités entre le groupe des langues latines et le groupe des langues slaves. On observe également l’absence de similarités entre le groupe slave occidental et oriental.

(8) En : Act of God
Langues latines
It : atto di Dio
Fr : acte de Dieu
Es : caso fortuito / fuerza mayor
Pt : ato de Deus
Langues slaves du groupe de l’Ouest
Sk : vyššia moc [force majeure]
Cs : vyšší moc [force majeure]
Pl : siła wyższa [force majeure]
Langue slave du groupe de l’Est
Ru : стихийное бедствие – stihijnoe bedstvie [désastre naturel]

5.4 Caractéristiques du IVe groupe

Certains phrasèmes posent cependant plus de difficultés au niveau de la compréhension, comme le prouve l’exemple suivant. Il est malgré tout toujours possible d’en analyser les différences lexicales, syntactiques ou phonétiques (bank run).

(9) En : bank run
Langues latines
It : corsa agli sportelli
Fr : ruée sur les banques / panique bancaire / course aux guichets
Es : pánico bancario
Pt : corrida aos bancos
Langues slaves du groupe de l’Ouest
Sk : masový výber vkladov [retrait massif de dépôts]
Cs : bankovní panika [panique bancaire]
panický výběr vkladů z bank veřejností
Pl : masowe wycofywanie pieniędzy z banku [retrait massif de dépôts]
run na banki [ruée sur les banques]
Langue slave du groupe de l’Est
Ru : массовое изъятие вкладов из банка - massovoe iziatie vkladov iz banka [retrait massif de dépôts] / « набег » на банк – « nabeg » na bank [ruée sur les banques]

La compréhension de ces phrasèmes est, en outre, facilitée par le contexte. Il est donc pertinent de faire travailler les apprenants sur les extraits de textes contenant ce type de phrasèmes.

Conclusion et perspectives

Quel bilan tirer de cette étude ? L’approche fondée sur l’intercompréhension entre les langues débouche-t-elle sur des résultats pertinents concernant les similarités et les différences constatées entre les phrasèmes terminologiques analysés ? Du point de vue de la didactique des langues de spécialité, pratiquer la méthode d’intercompréhension à partir de ces exemples dans leurs contextes s’avère-t-il convaincant ? Notre analyse prouve qu’il est tout à fait possible d’aborder l’étude de ces phrasèmes terminologiques en les comparant les uns aux autres au sein des langues latines ou slaves, mais aussi en comparant les équivalents de ces phrasèmes dans les langues romanes et les langues slaves, à condition d’envisager ces expressions en contexte. Nos résultats ont montré que le premier groupe (5.1) contient le plus grand nombre de phrasèmes terminologiques. Cela nous permet de constater l’adaptation de cette approche comparative à la méthode d’enseignement par intercompréhension où le critère d’approximation joue un rôle important. Les éléments des phrasèmes terminologiques du Ier groupe (5.1) sont identiques et transparents (banque, impôt, fiscal, etc.). Nous pouvons en déduire qu’il s’agit de calques. L’approche par la méthode d’intercompréhension ouvre ainsi de nouvelles perspectives dans le domaine de la phraséodidactique, où les équivalents des phrasèmes dans les différentes langues comparées sont identiques, c’est-à-dire lorsqu’ils s’appuient sur la même expression imagée. De cette façon, cette méthode permet de comprendre les phrasèmes similaires dans plusieurs langues. C’est l’atout de cette méthode. Par contre l’approche uniquement traductologique s’appuie avant tout sur les différences entre les équivalents phraséologiques (souvent d’ordre culturel).

Dans le IIe groupe (5.2), les différences se concentrent surtout sur le premier élément de l’expression (ex. : blanchiment d’argent). La compréhension est donc encore possible. Dans le IIIe groupe (5.3), les différences se multiplient. Dans le IVe groupe (5.4), le degré de différences est le plus élevé.

Ainsi, nous constatons que, du point de vue phraséodidactique, l’apprentissage des phrasèmes par la méthode d’intercompréhension multilingue semble très rentable dans la mesure où les phrasèmes constituent une part importante de la langue. Autrement dit, le figement doit être pris en considération par tous les utilisateurs des langues.Comparer les phrasèmes terminologiques selon les groupes de langues à plusieurs niveaux permet d’en comprendre les ressemblances et les différences sur plusieurs plans : lexical (transparence lexicale paradiso fiscale, paradis fiscal, paraíso fiscal, paraíso fiscal, etc.) ; syntaxique (montrer les différences entre les langues latines de, di ; dans les langues slaves, la place de l’adjectif diffère daňový raj, daňový ráj, raj podatkowy). En polonais, l’adjectif suit le substantif tandis qu’en slovaque et en tchèque, l’adjectif précède le substantif ; phonétique (prononciation : blanchiment, blanqueo).

La méthode d’intercompréhension permet aux étudiants d’acquérir des compétences en compréhension plurilingue de textes en langues apparentées (langues latines, langues slaves, langues germaniques ou autres). Cette compétence constituera un atout sur le marché du travail pour les futurs diplômés qui seront capables de comprendre, à l’écrit surtout, l’espagnol, l’italien et le portugais, à condition qu’ils maîtrisent le français. Ceci est également valable pour les langues slaves ou pour d’autres groupes de langues. Maîtriser d’autres langues étrangères que l’anglais constitue ainsi un avantage compétitif de poids.

Dans cette étude, nous nous sommes concentrées sur le figement (phrasèmes terminologiques) qui pose le plus de problèmes de compréhension. Mais la méthode d’intercompréhension est applicable à tout le lexique, à tous les éléments grammaticaux de tous les types de texte.

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Cette recherche a été menée dans le cadre du projet KEGA č. 033UMB-4/2018.

Per citare questo articolo:

Ľudmila MEŠKOVÁ, Janka KUBEKOVÁ, Les enjeux de l’intercompréhension pour la phraséologie en langues romanes en comparaison avec les langues slaves, Repères DoRiF n. 18 - Phraséodidactique : de la conscience à la compétence, DoRiF Università, Roma juillet 2019, http://dorif.it/ezine/ezine_articles.php?id=429

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