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Guy LAVOREL

Un dictionnaire académique et numérique sur les correspondants lexicaux en francophonie : pour une découverte de la richesse lexicale et culturelle

Guy Lavorel
Université Jean Moulin Lyon 3
glavorel@wanadoo.fr

Résumé 

En 2013 L’Académie des sciences d’outre-mer décide la confection d’un Dictionnaire des synonymes des mots et expressions des français parlés dans le monde et signe une convention avec l’Université Jean Moulin. Le projet qui exploite des ouvrages lexicologiques antérieurs est original par des enquêtes réalisées auprès d’étudiants et par la présentation qui, pour un même terme, établit et compare de visu toutes les correspondances sémantiques des mots et expressions parlés dans le monde. Dans une interface claire avec un système de couleurs et de signes représentatif renvoyant aux pays et à divers thèmes, chacun pourra accéder à une base pour l’heure de 350 mots ouvrant sur 6000 synonymes. La première version (fin 2017) destinée à un large public, sera suivie d’une présentation plus scientifique sur l’origine et l’emploi. Elle sera une contribution à la connaissance la meilleure du large lexique francophone.

Abstract

In 2013, the French Academy of Sciences decided to create a Thesaurus of words and expressions for French speakers around the world and sign an agreement with Jean Moulin University. The project which exploits previous lexicological works is original by surveys of students and by the presentation which, for the same term, visually establishes and compares all the semantic correspondences of words and expressions spoken in the world. In a clear interface with a system of colors and representative signs referring to countries and various themes everyone will be able to access a base for the time of 350 words opening on 6000 synonyms. The first version (end of 2017) intended for a wide audience will be followed by a more scientific presentation about origin and employment. It will be a contribution to the best knowledge of the wide French lexicon.

Durant l’année 2013, l’Equipe de recherche Francophonie, Relations internationales, Mondialisation de l’Université Jean Moulin Lyon 3 a formé le projet d’un Dictionnaire des synonymes des mots et expressions des français parlés dans le monde. Dès le départ, compte tenu de la richesse du vocabulaire ultramarin et de l’intérêt porté par les pays francophones d’outre-mer, il a été décidé de monter ce projet en partenariat avec l’Académie des sciences d’outre-mer (ASOM). Une convention a alors été signée entre cette Académie et le Président de l’Université Jean Moulin, pour l’Institut pour la Francophonie et la Mondialisation (IFRAMOND, aujourd’hui Institut International de la Francophonie 2fIF).

Pourquoi ce dictionnaire ?

Ce dictionnaire a pour but de mettre en valeur la richesse des « français parlés dans le monde », dans leur variété, leur saveur liée à leur origine locale et leur vitalité. Ces parlers sont un témoignage d’identités multiples, qui, tout en puisant dans des cultures personnelles particulières, ont su, au contact de la langue française, trouver une expression originale et pleine d’intérêt.

Il s’agit donc de croiser deux traditions, celle du Dictionnaire de l’Académie d’une part, qui remonte au XVIIe siècle et montre déjà un éventail très ouvert d’usages et de significations, avec celle des particularismes lexicaux des pays francophones, qui ont tantôt gardé des termes et expressions des régions françaises d’origine, tantôt créé un nouveau vocabulaire en accord avec la vie et la culture du lieu. En effet il y a dans toutes ces contrées de tous les continents, des Antilles aux îles du Pacifique, des emplois spécifiques, souvent pleins d’originalité et de pittoresque, que l’usage a développés en dehors d’un français dit standard. Voyager dans les pays francophones fait découvrir une richesse de vocabulaire que l’évolution ou la rencontre des langues tend à moduler, avec le risque de disparition de nombreuses expressions. Il paraît alors souhaitable de fixer et même développer des termes qui ont perduré, d’apprécier leur fréquence et leur emploi, sans pour autant écarter ceux qui sont désuets, en raison de leur valeur et de leur couleur locale. C’est donc bien d’abord une volonté scientifique de recenser la vitalité de ces parlers particuliers, qui a animé notre équipe. Mais c’est aussi pour leur donner un essor plus large au sein d’un public élargi, par exemple en exploitant leur diffusion par le développement d’un site interactif ou de multiples jeux télévisés, comme des quiz ou des Questions pour un champion francophone

L’Académie des sciences d’outre-mer a été amenée à s’engager dans le projet d’élaboration de ce dictionnaire pour de multiples raisons : tout d’abord la spécificité de ses membres à l’écoute du monde de l’« Outre-mer », où ils ont pour la plupart vécu et exercé des fonctions, en contact avec les habitants, et où ils ont pu se consacrer à leur sujet d’étude dans leur idiome ; ensuite le fait que la langue française, ou plutôt son usage et son développement, a le privilège de concerner tous les continents ; enfin la nécessité pour la Francophonie institutionnelle d’avoir un regard sur l’aspect novateur du français en partage de par le monde, et en conséquence de développer les possibilités d’usages d’une langue riche et variée.

Partir de données déjà bien établies

Un premier travail a consisté à répertorier les multiples données établies depuis plusieurs années, et retenues désormais de façon plus systématique dans les dictionnaires de langue française. Il s’agit essentiellement :

  • Des dictionnaires de langue française de référence comme le Dictionnaire de l’Académie, le Littré, le Larousse, Le Grand Robert, le Trésor de la langue française (TLF), les données du Centre National de Recherches Textuelles et lexicales (CNTRL) qui poursuit sans cesse ses prospections, le Dictionnaire universel francophone1 lequel donnait déjà de nombreuses et précieuses indications.

  • S’y ajoutaient les travaux et les riches inventaires de l’AUF intitulés notamment Actualités linguistiques francophones, portant sur des particularités lexicales du français aux Antilles, en Afrique noire (IFA), à la Réunion (M. Beniamino), à Madagascar, en Centrafrique ou dans les îles.

  • Des dictionnaires, lexiques et corpus des pays francophones ; ainsi les nombreux travaux de Bernard Quemada ou de Loïc Depecker, notamment Les mots de la francophonie et Le ziboulateur enchanté, ou des ouvrages plus récents comme ceux d’André Thibault.

  • Des bases lexicales francophones établies, comme la Base de données lexicographiques panfrancophone (BDLP), laquelle rassemble et coordonne des indications de nombreux pays francophones, ou le dictionnaire USITO, premier dictionnaire francophone établi sur des corpus linguistiques québécois.

Originalité de ce dictionnaire

À partir de ces divers éléments, le dictionnaire de l’ASOM a une double originalité.

Tout d’abord il existait très peu de réelles possibilités de comparer de visu pour un même terme toutes les correspondances sémantiques des mots et expressions en usage dans l’ensemble des pays francophones. C’est donc la première originalité recherchée dans ce dictionnaire.

La deuxième originalité est la volonté de mener à bien des enquêtes sur des mots considérés comme locaux, sur des mots plus anciens et sur des nouveautés que les sondés proposent. Le questionnaire est posé auprès des jeunes des divers pays où ces mots et expressions sont en usage. Il s’est donc agi précisément d’établir le degré de fréquence des emplois ainsi que les niveaux de langue dans une douzaine de régions francophones et plus particulièrement dans des pays d’Outre-Mer : l’Amérique du Nord (Québec, Acadie, autres provinces, Louisiane), les Caraïbes (Antilles, Guyane, Haïti), l’Océan indien, l’Asie et Pacifique. La présence et la répartition de 20 Chaires Senghor de la Francophonie dans les diverses parties du monde a été une aide précieuse, dans la mesure où elle nous a permis des contacts faciles et sûrs avec les étudiants. D’autre part le travail commun de 2IF (ex-Iframond) avec l’AIRF et la Région Rhône-Alpes donne, notamment au sein des cours délocalisés et dans les DU, des possibilités importantes de vérification.

Enfin les premiers résultats sont confiés à l’observation des académiciens, lesquels ont eu des fonctions importantes dans les pays francophones et ont retenu l’usage de mots et expressions typiques. Ainsi entre l’usage des étudiants et celui plus ancien des académiciens, on peut établir toute une évolution et voir les modifications de la fréquence de certains mots. Il est même permis d’espérer qu’on puisse rétablir l’usage de mots disparus et pourtant de grand intérêt. Ainsi au Québec certains, au lieu de flirter, ont pu « cupidonner », ce terme ayant aujourd’hui quasiment disparu.

Méthode

La méthode suivie est conforme à celle définie dans le dictionnaire Le nouveau petit Robert et reprise sur le site de l’Université de Montréal et dans divers ouvrages, comme ceux de Loïc Depecker. Il a été retenu 29 thèmes correspondant à la vie habituelle et quotidienne dans les diverses parties du monde, qu’on a classés par ordre alphabétique. Au sein de ces thèmes, divers mots sont choisis et analysés par ordre alphabétique, en partant du français dit standard.

  • Les renseignements fournis dans les articles suivent deux optiques et deux présentations : la première, facilement accessible, permet une lecture plus orientée vers le grand public, avec une perspective de découverte spontanée et intéressante de la langue, pouvant éventuellement déboucher sur des jeux, des sketches ; la deuxième une lecture scientifique plus méthodique et plus approfondie.

  • Sept critères ont alors été retenus pour chaque article :

  1. Transcription phonétique, selon l’Alphabet phonétique international (API), mais on peut pour certains mots avoir diverses prononciations ;

  2. Catégorie grammaticale – genre ;

  3. Définition et extensions de sens : renvois éventuels à un autre thème employant le même mot dans un sens différent ;

  4. Etymologie – origine (archaïsme, emprunt, innovation) ;

  5. Taux d’emploi – usage : quand ? où ? par qui ? (âge, catégorie, niveau de langue) – oral/écrit

  6. Bassin d’emploi (lieux – régions)

  7. Références et éventuels commentaires

Exemple

Nous donnons ici un exemple (partiel) du travail effectué au départ.

Mot clé : ANTISECHE, POMPE

Déf. Morceau de papier, dispositif comportant des informations que des candidats gardent frauduleusement sur eux pendant une épreuve scolaire

Synonymes francophones :

  • Actionnaires

1) [aksjɔnɛʀ] (NB. La prononciation pourra être donnée par enregistrements, selon le lieu.)

2) n. m. pl.

3) Les "actionnaires", ce sont les bouts de papier sur lesquels les étudiants recopient l'essentiel de leurs cours qu'ils dissimulent soigneusement

4) Innovation sémantique à partir du français de référence (extension de sens, vu le profit apporté aux actionnaires…).

5) Argot estudiantin

6) Côte d’Ivoire

7) (En attente d’exemples)

  • Bombe

1) [bɔ̃b]

2) n. f.

3) Document utilisé illicitement et subrepticement par un candidat qui triche à un examen ou à un devoir surveillé.

Autres sens du mot "bombe" dans diverses régions :

Engin explosif (Pays francophones)

Jeune fille séduisante (Algérie)

Récipient métallique (Antilles)

Bouilloire de cuisine. [Water kettle.] [bɔ̃m] (Louisiane)

Bouilloire ; son contenu. (Québec)

4) Innovation sémantique à partir du français de référence ou déformation du français pompe par sonorisation des occlusives.

5) Fréq., oral surt., mil. Scolaire / Courant, oral surtout, milieu scolaire.

6) Centrafrique /Congo-Brazzaville

7) « Pour ceux qui ne peuvent procéder ni à l'une ni à l'autre de ces solutions, on met au point un autre plan diabolique : la "tricherie", "cartouches", "bombes". Comme justification : l'élève n'est pas un magicien, disent-ils, avec l'appui de bombes, il peut tout. Allez-y comprendre. » 1982, Mweti, 3 juin.

  • Bord

1) [bɔʀ]

2) n. m.

3) Document utilisé illicitement et subrepticement par un candidat qui triche à un examen ou à un devoir surveillé. / « Tout document qui donne une information ».

4) Innovation sémantique à partir du français de référence, formation elliptique à partir de tableau de bord, métaphore désignant le document ainsi appelé.

6) Cameroun

7) « L’homme n’est rien sans son bord, lancèrent quelques étudiants mécontents de l’intransigeance du professeur. » (Le Popoli, n° 134, 2004 : 12)

  • Cartouche

1) [kaʀtuʃ]

2) n. f.

3) Document utilisé illicitement et subrepticement par un candidat qui triche à un examen ou à un devoir surveillé.

Autre sens

Droit qu’a un étudiant de se présenter une année donnée à un examen de premier cycle (Sénégal)

4) Innovation sémantique à partir du français de référence, où cartouche désigne un rouleau.

5) Fréq., oral, mil. Scolaire (6a)/ Oral, surt., arg. étud. Freq (6b).

6) a Centrafrique / b Afrique centrale

7) « [...] il y a effectivement des candidats qui ont préparé des « cartouches » lors de l'épreuve de philosophie [...] Il y a eu tentative de fraude par deux candidats et les « cartouches » se trouveraient au secrétariat. » (Le Novateur, 26.7.96).

  • Copion

1) [kɔpjɔ̃]

2) n. m.

3) Antisèche (6a)/ (Argot scolaire). Document utilisé par les élèves pour frauder à l'examen. (6b Burundi) / Document utilisé illégalement par un étudiant dans une évaluation. (6c Rwanda)

4) ÉTYM. Attesté XXe ; de copier (Le Grand Robert en Ligne) Emprunt d'un lexème, d'un syntagme, d'une expression (avec son sens) au français de Belgique. (Rwanda)

5) Fréquent en Belgique

6) Belgique / Burundi / Rwanda

7) pop. (Belgique) / Argot scolaire (Burundi) / Écrit, oral, milieux scolaires (Rwanda)

  • Missile

1) [misil] 

2) n. m.

3) Document utilisé illicitement et subrepticement par un candidat qui triche à un examen ou à un devoir surveillé.

4) Innovation sémantique à partir du français de référence, emploi figuré.

5) Assez fréq., oral, mil. scolaire

6) Centrafrique

7) « Tu as mal caché ton missile, c’est pourquoi le professeur t’a attrapé. »

  • Pétrole

1) [petʀɔl]

2) n. m.

3) Triche, fuite, tuyau, pompe permettant de réussir un examen./ Argent, fric.

4) Innovation sémantique à partir du français de référence (métaphore).

5) Fréq., argot estudiantin, oral, écrit, plaisant. / Fréq., oral, fam., mil. estudiantin

6) Côte d’Ivoire / Centrafrique

7) « C'est à l'étudiant le plus brillant que revient la charge de faire couler le "pétrole" ». Ivoir'Soir, 007.05.1998.

Plusieurs présentations sont alors possibles, traditionnelles ou nouvelles. La suivante, qui sert de base, regroupe les principales informations en une vision générale et succincte, mais reste complète en deux images de 11 colonnes : Exemple Faire la fête :

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Mise en place d’une interface

Mais l’Académie a souhaité dès le début un outil de gestion informatique permettant l’enrichissement régulier et à distance de son contenu. Il a donc été créé une interface en lien avec le service informatique de l’Académie.

L’interface sera accessible en ligne et permettra

  1. aux académiciens de proposer un mot/une expression ou de donner un avis sur les présentations déjà existantes ;

  2. à la Commission du dictionnaire de valider les propositions insérées ;

  3. Elle pourra être accessible à tous début 2018, quand les académiciens auront soumis leurs avis, suggestions ou corrections.

La page d’ouverture se présente ainsi, ici pour la lettre F : Par ordre alphabétique on trouve mots clés ou synonymes avec une couleur permettant une recherche rapide :

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Quatre possibilités d’accès sont alors offertes, simplifiées par une présentation localisée, notamment en colonnes, mais surtout clarifiées par l’usage de quatre couleurs :

  • On peut d’abord effectuer une recherche en inscrivant un mot-clé (en violet) ou un synonyme (en rouge), et ainsi ouvrir les définitions. (Les couleurs seront revues pour permettre l’accès aux daltoniens)

Haut du formulaire

A   B   C   D   E   F   G   H   I   J   K   L   M   N   O   P   Q   R   S   T   V   W   Y   Z   Thèmes  Zone géographique


Bas du formulaire

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  • On peut aussi procéder par la liste alphabétique (lettre F dans l’exemple ci-dessus), comme dans la recherche du CNRTL (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales).

  • Si l’on préfère l’approche par thèmes (en vert), ceux-ci sont à disposition dès le tableau initial

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  • De même, il est proposé une recherche par zone géographique (en jaune). Les chiffres en rouge désignent le nombre de synonymes répertoriés à ce jour.

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Bilan et perspectives

À cette heure, près de 5000 mots synonymes sont répertoriés, au sein desquels une première analyse a été établie pour une base de plus de 350 mots du français standard. On devrait pouvoir atteindre 6000 entrées, dans le travail des années à venir.

L’ensemble de ce travail est actuellement inscrit et mis en ligne sur le site de l’Académie des sciences d’outre-mer. Dans un premier temps, dans une volonté interactive, il est soumis de façon restreinte aux académiciens seuls, pour leurs observations et commentaires. Ensuite il sera proposé sur internet à la lecture et à la collaboration de tous, ainsi que dans une version papier.

Cette première version reste donc destinée à un large public, dans l’intérêt d’une large diffusion de tous ces français parlés dans le monde. La deuxième version se veut plus scientifique dans l’élaboration des caractéristiques de chaque mot et suppose la participation sur plusieurs années de chercheurs reconnus et désignés par l’Académie. Elle fera un effort sur l’origine culturelle des mots et expressions, ainsi que sur le lien avec certains usages lexicaux régionaux de France (ex. Québec/Poitou).

Il reste encore un travail important de collecte de documents et citations, ce qui requiert diverses missions essentielles dans les pays d’outre-mer. Plusieurs mises en commun sont prévues régulièrement à l’Académie, par le biais de la Commission du dictionnaire.

C’est donc une tâche importante mais fascinante de valorisation de notre belle langue qui attend l’Académie des sciences d’outre-mer. Elle espère trouver un appui précieux auprès de tous ceux qui œuvrent pour une connaissance large, vivante et exaltante de la francophonie.

Références bibliographiques

AUGER, Alain et POIRIER, Claude, Base de données lexicographiques panfrancophone. Document de présentation et Guide de travail, doc. provisoire, 28 octobre 1996, 38 p.

DEPECKER, Loïc, Les mots de la francophonie, Paris, Belin, 1988.

DEPECKER, Loïc, Guide des mots francophones, Le ziboulateur enchanté, Paris, Seuil, 1999.

Dictionnaire universel francophone, Paris Hachette, 1997, Avant-Propos par Marc Moingeon et Michel Guillou. Réédité avec quelques modifications.

Dictionnaire Usito, projet Franqus, dirigé par Hélène Cajolet-Laganière, Pierre Martel et Chantal-Édith Masson, Université de Sherbrooke. Version web 2009,

POIRIER, Claude, « Étude du français en francophonie », dans Livre blanc des langues, Agence francophone pour l’enseignement supérieur et la recherche, 1995, p. 65-91.

QUEMADA, Bernard, « Trésor informatisé des vocabulaires francophones », dans CLAS, André et OUOBA, Benoît, Visages du français. Variétés lexicales de l’espace francophone, Paris-Londres, AUPELF-John Libbey, 1990, p. 141-145.

THIBAULT, André, Richesses du français et géographie linguistique, Volume 2, Louvain la Neuve, De Boeck supérieur, 2008.

1
Ce dictionnaire avait été réalisé sous l’impulsion du Recteur Michel Guillou à partir de bases empruntées au Dictionnaire Hachette et au Dictionnaire Universel Afrique auxquelles s’ajoutaient les données linguistiques recueillies par L’AUPELF-UREF, avec les coordinations de Mesdames Danièle Latin et Véronique Chape-Piazzola et la participation de Claude Poirier pour l’Amérique du Nord, avec une équipe comprenant des chercheurs de tous les pays francophones. Il a été édité chez Hachette et AUPELF-UREF en 1997.

Per citare questo articolo:

Guy LAVOREL, Un dictionnaire académique et numérique sur les correspondants lexicaux en francophonie : pour une découverte de la richesse lexicale et culturelle, Repères DoRiF n. 14 - Dictionnaires, culture numérique et décentralisation de la norme dans l’espace francophone , DoRiF Università, Roma dcembre 2017, http://dorif.it/ezine/ezine_articles.php?id=369

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