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Sara VECCHIATO, Sonia GEROLIMICH

Introduction

Sara Vecchiato
Université d’Udine
sara.vecchiato@uniud.it

Sonia Gerolimich
Université d’Udine, MoDyCo
sonia.gerolimich@uniud.it

Le monde des mots est sans limites
et il ouvre des millions de petites portes.
Gérard Louviot, « Orphelin des mots »

1. La littératie : un tournant dans les sciences du langage ?1

Savoir lire et écrire n'est pas simplement une compétence et une opportunité, mais un droit humain. Bien que ce principe soit véhiculé par des organismes internationaux comme l'UNESCO depuis les années 1940, notamment avec la Déclaration de Persépolis en 1975 (UNESCO 2006 : 142) ce n'est que très récemment qu'il a été décidé d'intégrer la Déclaration universelle des droits de l'homme sur ce point. C'est en effet ce qui s'est passé au niveau européen en 2016 avec la Déclaration du droit à savoir lire et écrire du citoyen européen (ELI-NET 2016). Ce document est le résultat de l'initiative du réseau European Literacy Policy Network, établi par l'Union européenne et rassemblant quelque soixante-dix chercheurs et experts sur cette matière (VALTIN 2017). Comme on peut aisément le supposer, il s’agit d’un document chargé d'implications, aussi bien dans sa conception que dans son application.

Cet événement nous a semblé un bon point de départ pour présenter ce numéro consacré à la littératie et à ce que l'on pourrait considérer comme sa notion-miroir, celle de l'intelligibilité du message.

Nous remarquerons tout d’abord que ces deux notions sont les protagonistes, pour des raisons évidentes, de nombreuses mesures dans le domaine public que l'on pourrait qualifier de « linguistique d'intervention » (PUECH 2014) : la lutte contre l’illettrisme et l’attention à une rédaction plus claire dans les communications institutionnelles sont désormais deux impératifs courants dans la vie sociale et la politique actuelle. En outre, ces deux concepts ont une influence significative, plus ou moins directe et reconnue, qui a poussé les scientifiques à redéfinir d'autres concepts clés et contribué à l'émergence de nouvelles disciplines linguistiques.

Le mot littératie, comme on le sait, est un emprunt adapté de l’anglais literacy2 et possède deux sens de base, selon Francis Grossmann (1999 : 140) : l’un, plus large, renvoyant à la capacité de lire et d’écrire, et l’autre, plus étroit, désignant la capacité à comprendre et à utiliser des textes dans le quotidien. Il a été popularisé par l’OCDE et Statistique Canada dans les années 1990 (OCDE 1995) et a longtemps rivalisé avec celui d’alphabétisation fonctionnelle proposé par l’UNESCO en 19783. En fait, literacy ayant été traduit d’abord par alphabétisme et par alphabétisation (UNESCO 2006 : § 6), les termes retravaillés par les spécialistes sont au nombre de trois : alphabétisme, alphabétisation et littératie, avec ses variantes litéracie et littéracie. À ceux-ci sont venus s’ajouter, plus récemment, littérisme et lettrisme, prônés par la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, respectivement en 2005 et en 20154.

Si ces hésitations terminologiques et même orthographiques n’ont pas manqué de susciter des perplexités, elles témoignent néanmoins de la vitalité de cette notion (RISPAIL 2011 ; HÉBERT et LÉPINE 2012 ; 2013). En effet, de nombreuses publications récentes de langue française axées sur la littératie analysent son impact dans le domaine de la linguistique, et notamment en linguistique française5.

On constate par exemple plusieurs éléments de rupture par rapport aux conceptions passées de la langue écrite. D’une part, dans les travaux de Jack Goody, référence majeure pour la notion moderne de littératie, l'alphabétisation a cessé d'être considérée comme une expérience exclusivement individuelle, pour devenir plutôt un phénomène social (PRIVAT et KARA 2006). En particulier, son article, rédigé en 1968 avec Ian Watt sur les conséquences de l'alphabétisation notamment, s'appuie sur l'hypothèse dite « d'alphabétisation » (literacy hypothesis), selon laquelle l'invention de l'écriture aurait eu des effets remarquables sur les êtres humains aussi bien d'un point de vue culturel que d’un point de vue cognitif (GOODY et WATT 1968). Cette hypothèse, critiquée, reformulée et révisée par la suite, dans les années de sa diffusion a eu le mérite de réévaluer l'importance de l'écriture (OLSON 2009 : 5). D’autre part, depuis les années 1990, le monde anglo-saxon accueille également les New Literacy Studies, qui, en comparaison des Literacy Studies, ont cultivé une composante anthropologique et ethnographique et ont pris les distances par rapport au travail de Jack Goody. D’ailleurs, ils ont développé une approche de l'alphabétisation selon laquelle la façon dont elle est mise en œuvre change en fonction du contexte social et culturel ; il n'y a donc pas une literacy, mais de nombreuses literacies (FRAENKEL et MBODJ-POUYE 2010).

De plus, dans l'espace francophone, la diffusion de la notion de littératie a contribué, selon certains chercheurs, à une évolution de l'enseignement qui s’est éloignée de l’orientation traditionnelle – visant à une très bonne maîtrise de la langue – pour se focaliser davantage sur le développement des compétences linguistiques (PIERRE 2003 ; POLLET 2012 ; DELCAMBRE et POLLET 2014). En effet, selon Francis Grossmann (1999 : 139) cette notion a annulé la distinction entre textes littéraires et non littéraires. Cependant, comme le note Véronique Leclercq, le terme littératie n'a pas toujours été directement évoqué dans l'histoire de la formation linguistique, mais il a fourni une sorte d'arrière-plan théorique à plusieurs choix stratégiques effectués par les formateurs (LECLERCQ 2014)6. Enfin, certains observent que la notion de littératie (ou plutôt de littératies au pluriel) a été déterminant dans l'évolution récente de la conception de la grammaire comme « compétence grammaticale » (MEYER et PELLAT 2017). Si l’on considère que la représentation de la langue écrite qui s'était répandue parmi les linguistes des premières décennies du XXe siècle était, après tout, celle d’un obstacle à l'analyse de la « vraie » langue (TESTENOIRE 2016), c’est un changement majeur.

L'on ne saurait terminer ce bref aperçu sans mentionner l`émergence d`une discipline, la rédactologie, qui est basée sur les besoins des communautés discursives (BEAUDET et al. 2016). En réalité, dans les sociétés postindustrielles, la question posée par ces besoins est paradoxale : l'analphabétisme est en voie de disparition, mais la complexité des compétences requises par le marché du travail ne cesse de croître, imposant une littératie de plus en plus forte. L'analphabétisme fonctionnel finit donc par reproduire la dynamique d'exclusion et de marginalisation sociale qui a émergé avec l'analphabétisme au sens strict.

Il est essentiel d'être réaliste quant aux proportions de ce phénomène, qui atteint des niveaux très importants lorsqu'il s'agit de différentes variétés linguistiques. Nous tenons à mentionner en particulier dans ce contexte les témoignages reçus lors d’un colloque que nous avons organisé en 2012 sur le plurilinguisme au travail : la responsable d’un programme de formation professionnelle destiné aux travailleurs migrants nous disait préférer utiliser en toute connaissance de cause la vidéo pour enseigner à utiliser des outils dangereux (VALERI 2016), tandis que, sur un ton moins dramatique, une dirigeante IKEA nous rappelait que leurs fameuses feuilles d’instructions distribuées partout dans le monde ne contiennent même pas un mot (RICCI 2016). Il est normal, d’ailleurs, que l’approfondissement du concept de littératie permette de réfléchir justement aux limites de la compréhension de la langue écrite.

2. Littératie et intelligibilité : un binôme

Malgré l’existence du concept de littératie depuis plusieurs années et donc d’une prise de conscience de la problématique – mais aussi d’actions mises en œuvre depuis lors pour trouver des solutions – des zones d’intervention sont encore nécessaires. En effet, d’après le dernier rapport de l’OCDE de 20177, un nombre important de personnes ont encore un niveau de littératie insuffisant pour pouvoir affronter au mieux les exigences de la vie quotidienne, aussi bien au niveau du travail que de la santé ou du simple rapport avec l’administration.

Les auteurs de ce volume vont dans ce sens, en mettant en avant le manque de compétence en lecture d’une partie de la population (y compris la population immigrée), et proposent chacun, à leur manière, des solutions. Cette difficulté est généralement imputée à la complexité des textes au niveau de leur lisibilité ou de leur intelligibilité. Ces deux notions, qui sont nécessairement liées l’une à l’autre, sont à considérer de façon distincte puisque la première résulte « du choix des mots, de la structure de la phrase et de la présentation matérielle du texte » (RUEL dans cette livraison) et l’autre porte plutôt sur la compréhension des informations et de leur agencement, mais dépend aussi des connaissances du lecteur et de sa sensibilité au contenu du texte8.

Thomas Francois, Adeline Müller, Baptiste Degryse et Cédrick Fairon (AMesure : une plateforme web d’assistance à la rédaction simple de textes administratifs), ainsi que Mélanie Rudzki et Raffaele Spiezia (Faux amis et vrais amis : variables pour la complexité des textes de langue française pour un public italophone), sont justement impliqués dans l’élaboration d’outils informatiques visant l’évaluation du degré de lisibilité textuelle. La recherche de François et al., qui se base sur le traitement automatique du langage, est orientée plus spécifiquement sur la simplification automatique des textes ; conscients que la complexité d’un texte ne se mesure pas uniquement sur la longueur des mots et des phrases, comme le font la plupart des formules de lisibilité, mais aussi sur la dimension textuelle (cohésion, densité des idées, inférences, etc.), ils se proposent de rendre possible la détection de trois phénomènes complexes : les structures syntaxiques complexes (subordonnées et passives), les abréviations et les mots complexes. Leur objectif est de mettre leur plateforme Amesure au service des rédacteurs de textes administratifs pour les aider à simplifier leur production. Rudzki et Spiezia, de leur côté, visent à intégrer une nouvelle variable dans le logiciel Textbalancer, conçu pour l’analyse de textes écrits en langue française ; il s’agit d’une variable liée à une langue spécifique, dans ce cas l’italien, à savoir la prise en compte de la présence dans un texte du nombre de faux amis (mots faussement apparentés) ou de vrais amis (les mots congénères). Leurs résultats ont mis en évidence que l’identification des vrais amis prend le pas sur le risque d’ambiguïté dû à la présence de faux amis, ce qui favorise la compréhension en lecture, d’autant plus que les faux amis sont la plupart du temps identifiables en contexte (JAMET 2009). Leur travail se base sur l’établissement d’un tronc commun créé à partir de listes déjà existantes de vrais et de faux amis, qui tiennent compte également de la fréquence des mots.

Les listes de fréquence constituent d’ailleurs un bon outil pour évaluer les termes à employer dans les documents destinés à un large public. En effet, Maude Elola et Marie-Noëlle Roubaud (La compréhension du lexique dans les manuels scolaires d’histoire : Un exemple de recherche en lisibilité linguistique) s’appuient de leur côté sur trois listes de fréquence de mots déjà existantes. Le but de leur étude est de mesurer le degré de « lisibilité » des textes d’histoire utilisés dans le primaire, en CM1 et CM2. Leur appui sur ces listes leur permet d’établir un classement en trois niveaux d’opacité lexicale, créé à partir des mots hors liste. Le résultat de leur analyse des textes d’histoire, associée à un questionnaire sur le sens des mots lors d’un entretien avec les élèves, leur ont permis de déceler les stratégies des jeunes lecteurs pour découvrir le sens des mots (ex. assimilation avec un autre mot, appui sur les affixes, sur le contexte, sur leur vécu), et établir ainsi les critères qui définissent l’opacité d’un mot. La prise en compte du mot dans son contexte s’est révélée la stratégie la plus rentable. Les auteures en concluent que les formules de lisibilité, qui s’appuient en partie sur des listes de fréquence sont utiles en partie pour pouvoir classer le niveau de difficulté d’un texte et donc sa compréhensibilité, mais elles ne suffisent pas à elles seules ; elles doivent être complétées par d’autres variables, comme la présence du contexte, ainsi qu’Elola et Roubaud l’ont constaté, ou comme la complexité syntaxique, la cohérence textuelle, ainsi que François et al. le soulignent, ou encore l’analogie avec d’autres mots proches, comme dans le cas de la lecture en langue étrangère (RUDZKI et SPIEZIA), analogie qui s’est révélée déviante en langue maternelle (ELOLA et ROUBAUD). Elola et Roubaud rejoignent à ce niveau Rudzki et Spiezia, en montrant l’importance de sensibiliser les élèves à la reconnaissance des mots.

L’accès à la littératie, on le sait, se prépare principalement à l’école et passe à travers la langue. Le travail de M’hand Ammouden (Le plurilinguisme dans le paysage linguistique algérien : catégories, objectifs et impacts) est en cela très significatif. Dans un contexte où coexistent plusieurs langues, et où la langue officielle, celle de l’école, ne correspond pas aux langues utilisées en famille ou dans la rue, comme c’est le cas en Algérie, il peut y avoir des cas d’incompréhensibilité. En analysant des exemples d’affichage public, comme les plaques des noms des rues et signalétique routière, enseignes d’institutions et d’entreprises, affiches et panneaux publicitaires, communiqués et tracts, divers avis (de décès, de recherches, de perte, etc.), Ammouden montre à quel point les messages sont mieux reçus s’ils sont rédigés en plusieurs langues, souvent de façon complémentaire. Pouvoir passer par sa propre langue ou par une langue que l’on connaît bien permet de mieux interpréter les messages, de mieux les assimiler, car ils touchent l’émotionnel, dont il faut tenir compte dans toute rédaction ou communication et qui participe également de l’intelligibilité d’un discours. En effet, le niveau psychologique n’est pas à sous-estimer, en particulier quand il s’agit de la santé des personnes.

À ce sujet, les trois contributions qui clôturent ce numéro portent sur la question de la littératie en santé, thème très délicat, qui peut porter à de graves conséquences dans le cas de personnes faibles en littératie et donc peu capables de se prendre en charge en matière de santé.

Les contributions de Julie Ruel, Cécile Allaire, André C. Moreau et Assumpta Ndengeyingoma (Concevoir une information en santé pour mieux informer les personnes ayant des compétences réduites en littératrice) et de Sonia Gerolimich et Sara Vecchiato (« C’est illisible ? Simplifiez-le ! ». Évaluer la compréhension d’un texte à partir de la reformulation par des apprenants de FLE), qui pourtant adoptent une approche différente, aboutissent toutes deux à des considérations importantes sur les critères à prendre en compte dans la rédaction d’un texte, pour en améliorer sa lisibilité et par là son intelligibilité. Ces deux études montrent l’importance de hiérarchiser les informations, en éliminant « l’information superflue pour que le lecteur se concentre sur les éléments pertinents »9 ; Gerolimich et Vecchiato reprennent d’ailleurs aussi les critères proposés par Bertrand Labasse (2017) de « légibilité », plus axé sur l’aspect strictement matériel des mots, et de « figurabilité », qui a un lien avec la représentation mentale d’un concept. Ruel et ses collaborateurs suggèrent de faire appel aux usagers mêmes, qui sont « les mieux placés pour identifier les mots à privilégier, les images qui ont du sens pour eux, ou encore pour vérifier la compréhension des messages ». Le travail de Gerolimich et Vecchiato va dans le même sens, puisque leur objectif est de proposer la reformulation comme moyen de vérifier la compréhension d’un texte à des étudiants de français, ce qui permet de saisir où se situent les difficultés du texte et renseigne sur les moyens d’y remédier. Le résultat de leur analyse des reformulations obtenues les conduit à établir une échelle qui va du simple copiage à la réélaboration complète, montrant ainsi où se situe le niveau-seuil de la compréhension. La contribution d’Alexia Brumagne et Denis Mannaerts (Littératie en santé : pour une approche globale et émancipatrice visant l’équité), qui traite plus spécifiquement de l’information en matière de santé, et en particulier des campagnes de prévention Grand public, rejoint Ruel et al. au sujet de la nécessité de rendre plus participatifs les usagers faibles en littératie, de les encourager à prendre part aux actions mises en place pour résoudre les problématiques. Ils préconisent en ce sens l’émancipation individuelle et plus précisément l’« empowerment, à savoir le développement du pouvoir d’analyser, de dire et d’agir », qui peut être développé dans des lieux collectifs, tels que les classes d’alphabétisation. Il s’agit là de partir des compétences individuelles, ainsi que l’ont fait Gerolimich et Vecchiato en proposant à leurs étudiants italophones de français un texte d’un niveau supérieur au leur. Il s’agissait de les mettre dans la situation d’un usager étranger qui se trouve confronté à des informations en dehors de sa portée.

D’une manière ou d’une autre, les différentes contributions à ce numéro se sont penchées sur la façon de résoudre au mieux les difficultés des personnes avec un niveau faible de littératie dans la compréhension d’un texte, ce que résument en quelque sorte Brumagne et Mannaerts en affirmant que « dans un monde empreint de complexité et guidé largement par un courant individualiste, agir en matière de littératie en santé s’avère avant tout pertinent quand citoyens, professionnels et politiques s’engagent, à leur niveau, dans une réflexion sur ce qui est à mettre en place. »

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1
Ce texte est le résultat d’une étroite collaboration entre les auteures ; nous précisons cependant que le paragraphe 1 a été rédigé essentiellement par Sara Vecchiato, alors que le paragraphe 2 a été rédigé essentiellement par Sonia Gerolimich.

2
Grand Dictionnaire Terminologique, 2018, v. littératie.

3
Les actes de la Conférence générale de l’Unesco (1958 : 97) proposaient une définition d’« alphabète » et d’« analphabète » ; vingt ans plus tard, ces deux termes sont suivis d’un troisième, « fonctionnellement alphabète » (Unesco 1978 : 18). Voir aussi André Lestage (1981) pour un état des lieux datant de cette époque.

4
FranceTerme, Ministère de la Culture, 2018, http://www.culture.fr/Ressources/FranceTerme, v. lettrisme.

5
Nous pensons entre autres au numéro de Pratiques voué à Jack Goody (PRIVAT et KARA 2006), à celui de Langage et Société sur les New Literacy Studies (FRAENKEL MBODJ-POUYE 2010) ; à celui de Spirale sur la littératie en éducation (DELCAMBRE et POLLET 2014), et aux deux récents de Lidil sur le rapport entre littératie et entrée dans l’écrit (TOTERAEU et DREYFUS 2017) et entre littératie et grammaire (MEYER et PELLAT 2017).

6
Par exemple, le dernier numéro de Langue française est dédié au lire – écrire, néanmoins un des articles mentionne l’acquisition de la « litéracie » (CASALIS et COLÉ 2018).

7
Le Programme international pour l’évaluation des compétences des adultes (PIAAC) montre que près d’un tiers des adultes en France (31%) souffrent d’un manque de compétences en numératie et/ou littératie, soit cinq points de plus que la moyenne des pays de l’OCDE (26%) (OCDE 2017 : Graphique 1.7).

8
Bertrand Labasse (2004 ; 2017) fait aussi cette distinction en précisant que l’intelligibilité englobe la notion de lisibilité, qui est limitée au niveau micro-structurel. Pour la dimension de l’intelligibilité il propose de tenir compte également de la cohérence et la cohésion textuelle, qui opèrent aux niveaux super-structurel et macro-structurel, et sont liées aux connaissances du monde partagées avec le lecteur.

9
Ruel et al. (dans cette livraison).

Per citare questo articolo:

Sara VECCHIATO, Sonia GEROLIMICH, Introduction, Repères DoRiF n. 16 - LITTÉRATIE ET INTELLIGIBILITÉ : POINTS DE VUE SUR LA COMMUNICATION EFFICACE EN CONTEXTE PLURILINGUE, DoRiF Università, Roma novembre 2018, http://dorif.it/ezine/ezine_articles.php?id=412

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